• Nous y voici donc... l'étape d'arrachage de l'ancienne moquette - hôtel 4 étoiles pour des générations d'acariens - et des deux planchers qui tapissaient les deux anciennes pièces désormais réunies.
     
    Une étape savoureuse : hors de ma vue cette moquette râpée, plaquée de saleté et de poussière. Elle était collée sur du pavatex, lui-même cloué au plancher. Du coup, c'est très facile à retirer.
     
    On aperçoit la petite patte noire de Minidou qui ne peut s'empêcher, en bon archéologue, d'aller inspecter aussitôt la fouille.
    Quelle couche de poussière! Les zones grises sont en fait des plaques qui pouvaient aller jusqu'à plusieurs millimètres d'épaisseur. Peine perdue d'utiliser l'aspirateur : il faut les décoller à la spatule! Hé oui, 150 ans d'accumulation de poussière, ça ne s'en va pas comme ça! Bien sûr, ce fut crise d'asthme sur crise d'asthme, mais je n'avais pas envie de mettre un masque de protection.
    Au total, les sacs d'aspirateur ont été changés une bonne dizaine de fois et j'ai pu remplir une poubelle de 35 litres! C'était inimaginable. Mais voilà le résultat. En fait, j'aurais dû retirer cette mosaïque de parquets-moquette depuis des mois déjà, car ça n'est pas si mal!
    Vue depuis le plafond, la pièce semble toute petite! L'armoire incrustée en haut à droite sera également démontée, car c'est là que prendra place la cheminée traversante! Evidemment, Grisha pose lui aussi pour la photo. Il est rare que je n'aie pas de chat sur les clichés, car ils sont eux aussi intéressés par ce qui se passe.
     
    Et voilà les micro-trésors retrouvés sous les parquets, notamment deux intriguantes boules, l'une en pierre, l'une percée de chaque côté et en plomb. Quelques épingles à cheveux, des perles de rocaille blanches que je n'ai pas ramassées, des épingles (dont celle-ci avec une jolie tête en verre ambré). Pas de doute, une jeune fille ou femme devait avoir sa chambre là! Quelques morceaux de papier (en français et allemand), dont un avec une écriture art nouveau. Et aussi quelques fragments de papier peint, un bouton. De maigres trouvailles, mais toujours émouvantes, qui en racontent un peu sur les personnes qui résidaient là.
    Et pour finir, cet article, une blessure de guerre qui n'est toutefois pas inutile : elle m'a appris qu'il ne faut pas démonter un parquet avec les jambes nues! Ca peut paraître logique, mais j'avais tellement chaud! Une lame de parquet récalcitrante, un mauvais positionnement du pied de biche, et paf, retour dans le genou! Le bleu est impressionnant (d'autant plus que je marque difficilement) mais ça n'est absolument pas douloureux.
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  • *Frémit de plaisir* : mon joli parquet vient d'arriver, à 7h30 ce matin!! Que la partie de puzzle commence!!! Je me réjouis tellement que je n'en dis pas plus maintenant sur ce blog. Je suis trop impatiente de commencer!

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  • Voilà deux jours que j'ai passés avec mon casse-tête géant (maintenant j'ai des courbatures géantes!).

    Le souci principal que j'ai rencontré était de remonter le parquet à l'identique. Pourquoi cette lubie? Parce que j'avais peur qu'au fur et à mesure des assemblages au hasard, les pièces ne correspondent plus entre elles. Je me suis donc aidée des rayes et autres taches et j'ai pu reconstituer quelques paires. Mais au fur et à mesure de mon avancement, je me suis aperçue que la chambre qui abritait ce parquet à l'origine ne devait pas être carrée comme la mienne. Problème...

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    J'ai donc abandonné ma première idée et ai mélangé les carreaux restants dans les emplacements vides. A mon soulagement, comme ils avaient tous la même taille, ce mélange n'a pas posé de problème. Une fois les demi-carrés du pourtour montées, j'aurais pu placer tous les carreaux entiers au hasard!
    Voici le résultat (le parquet n'est pas encore fixé, il est juste posé). Les bordures faites sur mesure viendront ensuite, pour ajuster l'ensemble au format de ma pièce, qui est plus grande que le parquet. Ne dirait-on pas une salle de bal miniature, avec ces lustres?
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    Malgré les échardes, les bobos et les mains sales, ce fut un week-end très constructif (au sens propre)!
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    Alors que je scrutais mes carreaux, le nez au sol, j'ai vu quelque chose d'insolite dépasser d'une plinthe. Il s'agissait d'une publicité gaufrée et cartonnée (c'était apparement une étiquette, vu le petit oeillet en haut). D'après mes recherches sur Internet, Grisel-Delachaux Travers était une société active en 1898! Voilà enfin un VRAI trésor!
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    Prochaine étape pour ce parquet : un bon ponçage qui lui redonnera sa clarté car là il est assez foncé!
     
    Et pendant que la nana bosse... que ça soit sur le radiateur ou dans le panier à linge, les quatre gaillards de la maison se la coulent douce!
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    Voici un joli cadeau fait à mon plafond, déniché sur eBay Allemagne. Ce joli "Deckenspiegel" - ou miroir de plafond en allemand - aura l'avantage de camoufler un peu les irrégularités du plafond. Je me réjouis de le recevoir et espère qu'il sera en bon état... car c'est du plâtre véritable et non du synthétique!

    Deckenspiegel


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  • Mes deux jolis lustres d'Angleterre n'étaient pas complets. Aussi, j'ai dû me procurer les mêmes petits cristaux afin de compléter l'ensemble. C'est aux Etats-Unis que j'ai déniché ces 4.5 mètres d'éléments identiques à ceux à remplacer. Une bobine de fil de laiton achetée (port compris) pour 1fr70 à Hong-Kong, me permettra de fixer ces cristaux, selon la méthode déjà utilisée sur ces lustres. Un petit jeu de patience tranquille à faire devant un film.
    crystals

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  • Grâce à l'aide et aux conseils d'un menuisier, le parquet a été posé ce matin dans les règles de l'art : rabotage des planches de fond (elles avaient un peu "travaillé" et gondolé avec le temps), pose d'une couche d'isolation phonique et disposition définitive au sol. Prochaine étape : les bordures à réaliser (en chêne et pourquoi pas avec un liseré de noyer, pour rappeler la matière de ces carreaux).

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    Pendant ce temps-là, ma belle cheminée a pris la route depuis la France. Elle arrivera d'ici une heure ou deux... je ne vous dis pas mon impatience!

     


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  • Dans l'optique prochaine de construire le foyer décoratif de la cheminée, il faut démonter cette cloison. Je commence par cette armoire. C'était assez délicat, d'une part pour reloger ma garde-robe qu'elle contenait et d'autre part pour la démonter sans abîmer mon faux plafond réalisé avec soin. Mission accomplie pour les deux phases.
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    Commencement du démontage (à l'arrière-plan, l'un des battants de portes que j'ai acheté dans le Sud de la France et qui sera utilisé pour un autre projet).
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    Et voici l'armoire démontée, sciée et en train de m'offrir, à l'instant où j'écris, un bon feu. Avec un petit pincement au cœur quand même, car j'ai démoli le travail réalisé avec soin par nos anciens, dont j'ai trouvé un croquis de montage dessiné sur une planche.
    Contre la paroi, le plaquage de cheminée qui sera installée à la place de la porte, quand j'aurai acheté mes briques réfractaires.
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    Le plan (à l'échelle) du futur salon. A droite, les cheminées traversantes, les deux portes et les blocs blancs qui représentent la paroi. Le rectangle noir est prévu pour le conduit.
    Agencement du parquet

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  • Ce soir, en rentrant du travail, j'ai eu l'agréable surprise de découvrir mon médaillon de plafond, commandé dans le nord de l'Allemagne. A mon grand soulagement, tout était en bon état. Car oui, c'est bien du plâtre véritable!!

    J'ai passé toute la soirée à le monter et ça n'était pas une petite affaire! Après plusieurs essais infructueux, je ne m'en suis tirée qu'en disposant les éléments au sol sur une feuille géante (en fait du voile de rénovation), en dessinant les contours puis en les découpant, et en appliquant ensuite ce chablon au plafond, maintenu par du scotch (allez donc disposer un chablon de 2m30 sur 1m30, armée d'un seul escabeau, de scotch de peintre, malgré les lustres!).

    Après plusieurs heures de lutte, voici le résultat en images. Tout d'abord, la pose au sol sous l'oeil circonspect de Banzaï

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    Le premier élément est posé. Le scotch était superflu car la colle à moulure était très forte et rapide. Ce qui avait pour désastreux effet de ne pouvoir repositionner les pièces afin de les ajuster.
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    Et voilà le médaillon posé !
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    N'est-ce pas joli ?
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    Pendant que je m'escrimais à 2m60 du sol, Schatzeli était confortablement niché dans le carton d'emballage du médaillon !
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  • Après deux jours de migraine, j'ai retrouvé une pêche d'enfer. Aussi, ce samedi, j'ai décidé de démonter cette cloison. Pourquoi? Parce qu'elle n'est pas agencée pour accueillir mon projet! En effet, j'aimerais placer les cheminées traversantes à la place de la porte (qui n'est, au passage, pas centrée). Un chouette boulot pour s'occuper l'après-midi car, quand je n'ai pas de travaux à faire, je tourne comme une âme en peine dans la maison. Saga en images :

    Situation initiale :

    Voilà, la paroi est prête pour être démontée! J'ai de grandes inquiétudes pour la moulure au plafond. Ma foi je ferai au mieux! Sans cadres, on voit quand même bien que la tapisserie est hors d'âge.
    C'est parti!
    Attention à ne pas prendre le jus...
    Démontage, en commençant par le bas, ce qui va à l'encontre de toutes les règles de l'art (si quelqu'un se pose la question du pourquoi : imaginez un mur qui, dépourvu de son soutien de base, s'écroule sur votre tête!). Mais les lattes étant horizontales, je préférais finir par le haut pour faciliter le démontage près des fragiles moulures (j'ai l'air obèse sur cette photo!!).
    Planche après planche, la cloison est démontée.
    La gauche, ça c'est fait!
    Petit nettoyage intermédiaire du chantier, histoire de travailler toujours à l'aise.
    Et soudain, au beau milieu des gravats, je discerne une forme ronde : une pièce de 5 centimes argentée (aujourd'hui, elles sont dorées) datant de 1939! Une date tristement célèbre qui s'ouvre sur une époque tragique...
    Et une autre trouvaille, qui est presque passée à la poubelle :  ce petit bout de tissu roulé en boule et niché dans le plâtre! Ce geste, forcément volontaire, avait-il une signification particulière? Si quelqu'un a une explication, je serais heureuse de la connaître. Ce tissu doit dater de la construction de la maison, il a donc plus de 150 ans!
    Et le résultat après quelques heures de travail. Je trouve cette pièce géante absolument affreuse. Tout le côté "cosy" s'en est allé avec la paroi. C'est trop grand et vivement que je construise la nouvelle paroi (le transport des matériaux est toujours un problème, sans voiture!).
    En attendant, essai déco avec la véritable place de la cheminée. J'enrage d'encompréhension à l'idée que la fenêtre ne soit pas centrée. Quel dommage, mon plaisir de toquée de la symétrie est un peu gâché. Quelques éléments de ma belle chérie parisienne en marbre de carrare. On voit également que la moulure a subi de petits dégâts... mais j'ai un plâtre spécial pour la reconstitution des moulures.

    La paroi ressemblera ensuite à ceci (les dimensions sont à l'échelle) :

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  • Début du montage de la cloison... sans les portes...
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    Puis avec les portes !
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    Tadam! Après cette troisième journée de montage, le résultat est le suivant : le "faux canal de fumées" est monté, les plaques de placo bien fixées aux montants et la cloison ne bouge plus! Les finitions sont encore nombreuses à venir, mais le gros oeuvre est réalisé pour l'essentiel :
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    Prochaine étape : acheter un "rabot" pour placo, histoire de biseauter les largeurs de plaque. Cela facilitera l'adhérence du plâtre pour dissimuler les jointures. Sans ce précieux outil, impossible de continuer. Mais quelques jours de repos ne seront peut-être pas à dédaigner... surtout pour mes mains, qui ressemblent de plus en plus à celles d'un terrassier, avec leur coupures, ongles noirs et brûlures en tous genres.

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