• Un mur presque fini !

    Le mur que vous voyez sur la photo ci-dessous est presque fini! Il manque encore le grand miroir qui ira au-dessus de la cheminée (à l'intérieur de la moulure, à la place du trumeau qui est là provisoirement). Il manque aussi les moulures au-dessus de la porte de gauche (ai épuisé mon stock parisien mais j'y retournerai d'ici quelques semaines!). Il faudra aussi une belle lampe. Celle-ci, avec ses vouivres et ses dragons aurait mieux sa place dans un manoir écossais hanté.

    Si vous êtes observateurs, il y a trois chats sur cette photo : mes petits poilus ne sont jamais bien loin (Grisha, Schatzeli et Banzaï)!

    Ce soir, je suis complètement retournée : ce matin, une ferme qui est située à 1km de chez moi a été dévastée par les flammes. Je suis passée devant peu de temps après, en train, c'était effrayant, tout est noir, fumant et effondré. Ce soir, quand je suis repassée, le feu avait repris. Une horreur. Même si aucune vie humaine ou animale n'a été perdue, je n'ose imaginer la tristesse des paysans.

    Le feu a toujours été, depuis toute petite, l'une de mes pires hantises. Dans ma tête d'enfant, j'élaborais parfois un plan de fuite, à commencer par emporter tous les animaux de la famille (et il y en avait!). Quand j'habitais Genève, il y a plus de dix ans, le cauchemar est devenu réalité : l'immeuble où j'habitais avec mon amoureux de l'époque a pris feu. Le sinistre a pu être maîtrisé mais j'en garde un souvenir abominable : en octobre, à pieds nus et en t-shirt sur le trottoir, regardant la fumée noire sortir de partout, les courageux pompiers rentrer, les voisins regarder par la fenêtre sans proposer une boisson ou une couverture, confortablement installés au balcon comme au spectacle, mes deux rats Bulle et Rubis dénichés dans un meuble, attrapés en hâte et mis dans un sac, sans un rond en poche mais ayant emporté le principal : nos vies. J'en tremble encore et admire le calme de certains voisins qui ont pris vêtements chauds, rechanges et argent dans le but éventuel d'aller à l'hôtel. Quelques temps après, à deux rues plus loin, ce fut pire : une bonbonne de gaz a fait exploser un immeuble, qui a du être totalement détruit par la suite. On ne s'imagine pas les dégâts d'une simple bouteille de gaz! Dans toute la rue et celle d'en face, plus une fenêtre ne tenait debout, stores métalliques arrachés. On se serait cru en guerre. C'est un miracle qu'il n'y ait eu aucun blessé grave. Mais je revois encore ce couple de jeunes gens, totalement effarés, à qui un pompier disait "Vous ne pouvez pas aller chercher vos affaires, l'immeuble ne tient plus, je suis désolé, il faut aller vous loger chez des proches".

    J'essaie de mettre de la musique gaie pour me remonter le moral, mais ça ne marche pas trop bien, je suis prise d'une terrible angoisse à l'idée qu'un jour cela m'arrive peut-être à nouveau, car ça n'arrive pas qu'aux autres. Ils vont être beaux les rêves, cette nuit!


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